Guérard      Guérard

Un peu d'histoire




Guérard

L'existence de ce bourg est très ancienne. C'est en 1044 que l'on trouve la première relation de son existence, lorsque l'évêché de Meaux donna l'église au prieuré de la Celle-sur-Morin, en accord avec le seigneur de l'époque, Gautier Ier. Le château de ce seigneur était situé à Rouilly-le-Bas. Il fut reconstruit au même emplacement en 1854. Il appartint du XIème au XIVème siècle aux Bouchard de Montmorency. C'est à cette époque que le village fut fortifié. Il reste des traces des fossés qui mesuraient 20 mètres de large et 5 mètres de profondeur ; 7 tours complétaient les fortifications.
En 1495, il y avait déjà un pont sur la rivière du Grand Morin à côté du gué. Il fut reconstruit en 1755. La mairie et l'école furent inaugurées le 7 octobre 1864.
En 1946, la commune comptait 930 habitants.



Fouilles et découvertes

En 1845, le bedeau creusant une fosse au cimetierre, tomba sur une galerie souterraine de 2 m de large sur 2 m de haut. Il en entreprit l'exploration et arriva bientôt à deux embranchements dont l'un allait vers l'église. C'était un souterrain construit par un seigneur pour faire communiquer l'église avec son château situé près de l'ancien cimetierre de l'église. Ce château appartenait à Jean Lambert en 1741, mais il existait déjà en 1480 d'après un acte notarial du Châtelet de Paris.



Quel était le nom de Guérard, autrefois ?

Guerardum. En effet, la commune est construite autour d'un gué, le seul endroit alentour où l'on pouvait traverser la rivière, le Grand-Morin. La légende raconte qu'un célèbre "gardien" de ce gué, chargé de prélever les droits de passage, s'appelait Evrard, ce qui par déformation donna le nom de la commune actuelle.



Quand fut construite l'église ?

Entre les XI et XIIème siècle. Sa consécration a eu lieu au milieu du XIIème siècle par l'évèque Saint Thomas de Cantorbéry. Le patron de l'église est Saint Georges.



Existait-il un château féodal ?

Oui, construit vers 1200 par Hugues de chatillon. Il se trouvait près de l'église, vraissemblablement dans le cimetierre actuel. Il n'en reste aucune trace sauf l'existence de souterrains.



Quelle était la principale richesse de Guérard ?

La vigne ; avant la révolution, la surface des vignobles représentait environ 300 hectares.
Le plan d'Intendance, levé quelques années avant la Révolution, indique 614,38 arpents (mesure de roy) ou 743,39 arpents (mesure de 20 pieds pour perche), soit 313 hectares.
Guérard était une des paroisses de Brie comprenant la plus grande étendue de vigne, peut-être même celle qui en comprenait le plus de toute la Brie, devant Quincy-Voisins, Saint-Augustin, Pommeuse, Mareuil lès Meaux...
Le vin de Guérard était très réputé dans la région.
C'est la construction du chemin de fer, en permettant d'acheminer vers Paris le vin de Bourgogne, qui ruina les vignerons de Guérard. Le Phylloxera donna le coup de grâce.



LE VIGNOBLE DE GUERARD EN 1940, APRES REPLANTATION, SUITE AU PHYLOXERA DE 1900

Texte de Pierre PENET


La plus grande superficie se situait à Monthérand au chemin des Landis (tout de suite en montant à gauche la vigne de Louis Georgin, ensuite celle d’Alphonse Collot à droite, sur le plateau le long du chemin de la rue verte, celle de Lefil ensuite René Chevalier, Henri Colin et Bretonnet). La famille Pérot (les loups) avait sa vigne à Monthérand ; suite à leurs bâtiments, ils vendaient même quelques barriques à des familiers.
Le vignoble des Landis avait une superficie d’environ 1 hectare et demi qui produisait un vin assez bon, de faible degrés.
Sur la route, vers Le Grand Lud, on trouvait les vignes de Léon Denange, Emile Penet, Armand Nicaise et ses fils, à l’entrée du Grand Lud la vigne à Brunet, ensuite Léon Nicaise ; entre Le Grand Lud et Montbrieux, à mi-chemin celle d’Aristide Turlin.
Les vignes de Monthérand étaient du plan BACCO, grappes rouges, tandis qu’à Montbrieux, c’était du raisin blanc gris type NOA, de mauvaise qualité, vin dur éthérique. C’était les vignes des frères Turlin Eugène et Aristide, Lucien Penet et les sœurs Pérot à la fontaine aux Camus, la dernière jusqu’en 1970 ; il y avait aussi la vigne du père Mercier, rue du bois, de meilleure qualité de vin rouge.
Avant 1900, toute la vallée était en vignoble de Rouilly Le Haut, Le Charnoy, Montbrieux, jusqu’à Coude ; elle était plantée en ceps. Les pommiers prirent leur place après le passage du Phyloxera.
Pendant la guerre de 1940, deux nouveaux vignerons replantèrent, à la ruelle du Petit Lud, Messieurs Bouton et Philippot, deux parcelles en BACCO.
Ensuite, avec le vieillissement des vignerons, place à quelques pommiers plantés en prévision et, maintenant, friches et bois et, par endroits, terrains à bâtir.

Voilà la fin du vignoble de la Vallée du Morin.




La Mairie

La première pierre de notre mairie fût posée le 21 février 1864 et l'édifice inauguré le 7 octobre suivant par le maire Mr Cruel et les membres du conseil municipal en présence du baron de Lassus-Saint-Geniès, préfet de Seine et Marne, de Mr Josseau, député des arrondissements de Coulommiers et de Provins, maire de Mortcerf et de Mr Roy, sous préfet de Coulommiers tandis que les pompiers rendaient les honneurs et qu'un toast était porté à l'empereur Napoléon III
La mairie de Guérard coûta 48 014 F, terrain compris
(source livre Coulommiers et ses environs de Yves Richard)



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